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décembre 18, 2021

"À chaque tenue, j’accorde mes vêtements à la paire, jamais l’inverse." Qui de mieux que Titouan pour introduire cette première tribune de Témalapaire sur le Blueprint de Wethenew ? Si tout le monde ne partage pas l’opinion de Titouan, elle est tout de même à l’image de ce phénomène de société qui pousse tous les médias préférés des ménagères de plus de 50 ans à se pencher sur le fameux "marché des baskets". Lidl, Dior, Travis Scott, YEEZY, Air Jordan 1 Mid, Dunk… on ne compte plus les paires qui représentent ce marché devenu plus mainstream qu’une Air Force 1 Blanche.

Fruit défendu des "OG" sous casquettes Supreme il y a quelques années, les sneakers sont aujourd’hui devenues accessibles à tous et nombreux sont ceux qui engagent le sneaker contact avant le eye contact. Au même titre qu’un iPhone, une Air Jordan 1 est devenue un marqueur social (et on pourrait même en faire un compte Instagram…). Face à un tel engouement et des marques qui jouent avec l’offre et la demande comme Elon Musk joue avec la bourse, le resell apparait comme une opportunité inévitable au problème imposé par les marques. Pour témoigner de cette place des sneakers dans notre quotidien, je suis parti dans le vaste océan de mes DM Instagram pour interviewer mes plus fidèles followers par dizaines. Et les élèves de la Téma School ont bien séché les cours pour faire leurs devoirs.

Sneaker contact before eye contact

"Si la paire ne va pas, l’outfit est mort. Tu ne peux pas les négliger. Je choisis toujours ma tenue en fonction de la paire que je vais mettre, elles sont évidemment plus importantes que les vêtements, même si tout doit être nickel." Iman est catégorique, tu peux être sappé comme A$AP Rocky ou Rihanna, si ta paire n’est pas à la hauteur, c’est perdu d’avance. Léa (qui n’est pas forcément en Air Force 1) surenchérit : "Disons que je commence à choisir ma paire avant de placer mes vêtements parce que la paire est censée être LA pièce qui fait la tenue." Même si ces témoignages ne reflètent pas forcément la tendance globale, qui n’a pas hoché la tête en validant Titouan, Iman ou Léa ? Les sneakers ont désormais une place centrale dans la mode et dans nos vies, et encore plus chez les jeunes générations, c’est un fait.

Et il n’y a qu’à jeter un œil à nos comptes en banque pour en avoir le cœur net. Quand on demande à Alex combien il peut mettre pour une paire il reste raisonnable : "180€ c'est ma limite, en cas de vrai coup de cœur. Au-delà je trouve ça abusé et déconnecté de la réalité du produit. Sauf peut-être pour certaines New Balance où la qualité et durabilité sont là." Léa surenchérit avec "max 300€ parce que je ne peux pas me permettre de mettre plus sachant que je vais les porter" avant qu’Ignar vienne péter le score : "Je marche au coup de cœur mais ça ne me dérange pas de poser jusqu’à 1000€ si j’ai vraiment un gros coup de cœur pour la paire." Le but n’étant pas de savoir qui a le plus gros montant sur son N26, mais de voir que les plafonds ne cessent d’augmenter au fil des années et que le prix dépensé pour nos paires est à la hauteur de la place que les sneakers ont pris dans nos vies.

Dis-moi ce que tu portes, je te dirais qui tu es

Est-ce que si tu portes des Veja, tu as forcément gentrifié une ville populaire de la petite couronne et tu fais tes courses chez Biocoop ? Est-ce que si tu portes des New Balance 990 v4, tu as un tote bag Maison Kitsuné greffé à l’épaule gauche et tu prends des latte au lait d’amande bio ? Est-ce que si tu portes des McQueen tu vas forcément faire un burnout post-école de commerce ? La réponse à toutes ces questions est évidemment non. Mais sans jouer le jeu des stéréotypes, ce serait mentir de crier au mensonge concernant ces clichés. Comme nous l’indique Romain : "Les sneakers sont devenus des marqueurs sociaux, au même titre qu'une Rolex, ou qu'une Mercedes. Le monde est fait comme ça. Sorti du côté un peu tendance, tu as de toute façon toujours un petit côté communautaire qui va avec ta paire et Témalapaire en est la parfaite illustration." Yassine invoque aussi le regard des autres comme le miroir auquel on demanderait qui a la plus belle paire : "Je pense que les sneakers définissent ton état d’esprit et la manière dont tu veux être perçu par les autres. Un mec avec une paire éclatée ne voit pas les choses de la même manière qu’un mec qui frotte sa AF1 tous les soirs au Crep." Même si on ne possède pas tous les pouvoirs de voyance d’Iman qui affirme que "rien qu’avec les paires tu peux connaître les 3/4 de la vie du boug", certaines paires renvoient une image et suggèrent une appartenance qui sont difficiles à ignorer complètement. "Mais attends Téma, la Tn elle est autant portée par la street que par les bobos de Belleville" me direz-vous. Et justement, la Tn et son identité forte illustrent parfaitement ce principe, par le désir d’appartenance de près ou de loin à la street culture. Et en bon expert marketing, Medine avait bien situé les influenceurs de la Air Max Plus.

Resell et kichta pour tous

Resell, resellers, revendeurs, marché de la revente de sneakers… tout le monde n’a que ces mots à la bouche. Et donc le resell dans tout ça ? Est-ce que Monsieur Tout-le-monde peut se lancer dans la revente de sneakers ? Mais bien sûr que Monsieur Tout-le-monde aka Walter White essaye déjà de coffrer ses premières ventes sur son compte au Crédit Agricole. Et Iman se transforme facilement en Skyler White quand il s’agit de recompter les sommes : "c’est à la mode et c’est un moyen assez simple de se faire des sous. C’est beaucoup plus accessible qu’avant, tout le monde peut se lancer. Tu mets ça sur les plateformes et direct ça part." Elodie quant à elle, fonce tout droit comme Lucas Moura pour exprimer ses motivations : "C'est pour l’argent on va pas se mentir." Que ce soit des produits neufs ou de seconde main, la revente est désormais de plus en plus accessible et des problématiques de qualité sont parfois à déplorer. Romain regrette une baisse des standards niveau seconde main : "J'ai acheté pas mal de paires portées mais à une autre époque... l'époque où 7/10 voulait dire "j'ai marché avec 5 minutes et la boite est endommagée." Maintenant tu mets 9/10 à une paire qui a fait du canyoning pendant 3 ans."

Pièce de mode, marqueur social et même une potentielle source de revenus, c’est inévitable, comme un crush qui pose sa brosse à dent dans notre salle de bain, la sneaker s’installe de plus en plus dans notre quotidien. Et comment conclure ce tour d’horizon de la place des sneakers dans nos vies autrement qu’il a commencé, avec une phrase titouanesque dans laquelle on se reconnait tous de plus en plus : "la sneaker c’est devenu mon quotidien, c’est vraiment devenu une partie de moi."


Signature Témalapaire


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