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novembre 29, 2022

Basé à Berlin depuis février 2016, le studio Colors créé par Philipp Starcke et Felix Glasmeyer a révolutionné l'image et la portée de la musique à l'international. Leur stratégie avant tout basé sur une esthétique minimaliste a permis à la chaîne Youtube à dépasser les 6 millions d'abonnés en 2022. De SCH à Lous and The Yakuza en passant par Guy2Bezbar ou encore Yseult, les artistes francophones ne sont pourtant pas les seuls à voir leur tête affichée sur fonds colorés. Au fil des années, le studio musical berlinois est devenu une véritable plateforme de référence prescriptrice de tendances et est également perçue comme l'une des plus activistes de son temps. À l'occasion du retour de Colors à Paris ; un an après leur première édition, découvrez comment Colors relie la musique, l'art, la mode et l'éducation dans ce nouvel article du Blueprint.


Peu de moyens pour devenir grand

Avec très peu de moyens ; l'homonyme du célèbre designer français Philippe Starck alias Phillip Starcke a tout plaqué pour s'adonner à sa passion en 2016. Il quitte alors son travail situé à Hambourg ; dans la publicité, pour créer une plateforme visant à faire découvrir de nouveaux artistes internationaux. Il est très vite rejoint dans cette aventure colorée par son ami photographe de mode à New York, Felix Glasmeyer ainsi que Jonas Weber, ancien Directeur de Développement Stratégique d'Universal Music.


Ce concept redessine alors les frontières de l'industrie musicale en proposant ; par souci de moyens, mais de manière totalement stratégique, des "simples" sessions d'enregistrements sur fonds colorés. Avec du matériel inadapté et un studio défraîchi situé à Berlin, les fondateurs ont exprimé dès le début leur difficulté à financer les différents projets. Mais, cette esthétique sobre et identifiable parmi tant d'autres finira par devenir leur force face à des clips vidéo surchargés d'informations aux productions toujours plus coûteuses. Mettant ainsi l'accent sur la performance auditive plutôt que sur l'univers des artistes, les "A Colors Show" ont contribué à propulser la carrière de nombreux d'entre eux.



C'est donc à travers cette série de vidéos postées sur Youtube que le studio berlinois a fait ses premiers pas. Avec comme hymne "All COLORS, no genres", il place au centre de son projet la diversité culturelle et l'inclusivité. Musique africaine, rap, latino, soul, pop, rock, fado… Le chanteur folk Emilio Mercuri est le premier artiste à poser ses vocalises derrière un écran vert d'eau, avec comme seuls accessoires un micro et sa guitare. De GoldLink à Billie Eilish en passant par Skepta, ces rendez-vous atypiques permettent ainsi à certaines étoiles montantes de se révéler, présentant le plus souvent des titres exclusifs, gage de promotion naturelle. Le rappeur britannique avait fait un clin d'œil à son album Ignorance is Bliss en présentant son titre "No Gun" en version thermique. Colors offre finalement une plateforme à l'apparence restreinte où les messages transmis sont modulables à l'infini et plus forts que jamais, à l'image de la version du single "Ta Reine" de la chanteuse belge Angèle mettant en avant la communauté LGBTQIA+ et qui a finalement battu les records d'audience de la chaîne. Colors a pris position concernant la situation politique au Soudan en 2019 et a pu également inviter l'humoriste Fary pour parler du racisme en France.




Un studio, une production, une marque

Au-delà de son identité, Colors s'ancre de manière très forte visuellement, notamment à travers les campagnes éditoriales de chaque épisode, mais également par les marques de mode que decident de porter les artistes. Comme l'a toujours fait le célèbre photographe de mode Richard Avedon avec son fond blanc, l'essentiel est finalement porté sur l'artiste et la performance, le tout de manière visuelle et millimétrée. Ce positionnement a permis au studio de décrocher des partenariats avec des marques comme Adidas. À l'occasion de la sortie de la collection "Spectral Mode", adidas s'associe à J.I.D, Gunna, Not3s ou encore Lefa pour promouvoir les maillots de la Juventus, du Real Madrid, de Manchester United et du Bayern Munich, tous floqués des 3 bandes. En mai, la marque bavaroise avait conduit les influences du studio jusqu'à une collaboration avec Gucci et sa campagne de mannequin posant sur fonds de couleurs vives. Colors a finalement lancé sa ligne de vêtements et accessoires dans la lignée de son identité minimaliste. Plus qu'un prescripteur de tendances musicales, le label est devenu une référence en termes de style. D'ailleurs, lorsque le joueur malien de kora Ballaké Sisoko a joué son titre "Nan Sira Madi", Laurent Bizot affirme à Jeune Afrique : "On a plus parlé de la tenue de Ballaké, habillé par la styliste malienne Lakamiss, que de la partie sonore."





Vous l'aurez compris, la vision de Colors et son impact est tel que beaucoup de performances finissent par être détournés sur les réseaux sociaux permettant ainsi à la production allemande de se faire connaître à un nouveau public. D'Hamza à SCH, en passant par Dosseh, chaque rappeur connaît son heure de gloire à travers des photomontages relayés en masse sur Twitter, pour le plus grand plaisir de leurs fans.



Petit à petit, le studio s'ouvre au monde extérieur et décide d'organiser des événements ayant pour but de relier musique, art, mode et éducation. Après un passage furtif à New York, Colors privilégie la scène francophone et s'installe à Paris pour la première fois en novembre 2021 à l'Hôtel de Ville, un événement exclusif. Au programme, cette édition proposait des performances lives d'anciens passés par les enregistrements dans la capitale allemande comme Sopico, YENDRY, FaceSoul et Luidji. Des workshops, des masterclasses, et des expositions ont eu lieu, on a pu retrouver une exposition d'art visuel de la chanteuse congolaise et belge Lous and the Yakuza, un atelier de recyclage avec l'artiste franco-camerounais Ichon, un cours de danse avec Pongo, une installation collaborative créée par Jean Jullien et Erick The Architect, et un stand-up animé par Fary.


"La musique est la forme d'art la plus accessible qui soit. Cela lie les choses ensemble. Les gens, les cultures, les idées, les émotions. Elle influence et catalyse tout autour de nous".

Hier a débuté la seconde édition de cet espace de création, cette fois-ci située au Siège du Parti Communiste français à l'Espace Niemeyer dans le 19e arrondissement de Paris. Les visages familiers qui monteront jusqu'au 2 décembre prochain sont Yseult, Guy2Bezbar, FaceSoul, Nemahsis, mais on y retrouvera également des œuvres et photographies d'Ibeyi, Charlotte Abramow, Bleu Mode et le collectif 667 de Freeze Corleone. Gratuit la journée, il faudra toutefois acheter des places pour assister aux lives le soir.



Philipp et Felix sont partis de rien et ont finalement réussi à révolutionner l'industrie de la musique en mettant en avant des interprètes aux messages et univers variés, le tout dans une esthétique minutieusement contrôlée. Véritables prescripteurs de tendances musicales et modes, le studio berlinois est devenu la référence à suivre ses dernières années. De Niska à Khali, découvrez les dernières sorties musicales à ne pas louper, juste ici.


Photo de couverture : colorsxstudio.com


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